Objectif sérénité: marchons en pleine nature

05/12/2016

Ralentissons

On marche tous, tous les jours. Mais on marche mal. En tout cas, la marche qu'on pratique habituellement au cours d'une journée n'est pas de nature à nous détendre, à nous apaiser, à nous ressourcer. Bien souvent, on ne marche d'ailleurs pas, on court. Depuis la maison jusqu'au travail, en passant par la crèche, l'école et le supermarché, on se presse, on se hâte. On file à toute allure pour être à l'heure, là où on est attendu. On marche donc presque toujours pour aller quelque part. Et sur le chemin, on pense à l'endroit qu'on vient de quitter ou on se projette déjà au lieu qu'on rejoint. Alors pendant que nos jambes courent, notre cerveau, lui aussi, galope.

Marchons peu mais marchons bien

Rares sont les occasions où nous marchons sans but ni destination. Où nous marchons juste pour le bonheur de marcher, juste pour être avec soi, au calme, au ralenti, dans l'ici et le maintenant. La faute au tourbillon de la vie dans lequel on est si vite pris si on n'y prend pas garde. Le plus amène le toujours plus et le vite, le toujours plus vite. Puis, à l'heure où presque tous les garages abritent une voiture, nos pas sont encore plus comptés. Quel dommage quand on connait les bienfaits de la marche. Hippocrate aurait même dit que « la marche est le meilleur remède pour l'homme ».

L'idée n'est donc pas de troquer sa voiture contre une paire de bottines, quoique, mais plutôt de se créer une nouvelle habitude, une nouvelle routine, une qu'on sait tenir sur le long terme. Un jour par semaine parait tenable. Choisissons donc un jour sur la semaine et faisons de lui notre jour « marche en pleine nature ». Le week-end y est naturellement propice. Et ainsi, au moins une fois par semaine, avec soi-même, son amoureux ou sa famille, partons explorer la nature.

Reconnectons-nous à nos sens

Pour que la marche soit la plus bénéfique, on choisira des endroits éloignés de la civilisation. On privilégiera donc les forêts et chemins de campagne aux chemins touristiques et petites routes de village. Puis, pendant qu'on marchera, on essaiera de mettre son cerveau sur off, ou plutôt de le reconnecter à nos cinq sens. On ne peut, en effet, pas arrêter de penser, et il ne faut surtout pas se forcer à stopper le flux de pensées qui va et vient tout au long de notre marche, mais on peut essayer de calmer l'agitation de son cerveau en choisissant de se concentrer sur nos cinq sens. De cette manière, en faisant en quelque sorte diversion, en se concentrant sur nos sensations physiques, notrecerveau se calme peu à peu et on se sent plus détendu, plus apaisé, plus serein.

En pratique

Voici quelques exercices que vous pouvez pratiquer lors de vos marches en pleine nature pour vous reconnecter à vos sens :

- L'odorat : respirez à pleins poumons et cherchez à identifier les odeurs qui viennent à vos narines : la terre, le bois, le sapin, le champignon, l'humidité, etc

- La vue : faites des pauses, arrêtez-vous quelques instants pour regarder tout autour de vous, à vos pieds, au-dessus de votre tête. Regardez au loin et regardez sous votre nez. Voyez tout ce qui vous entoure, les arbres, les oiseaux, le ciel, les nuages, les couleurs, la lumière, etc.

- L'ouïe : faites quelques pas en silence et ouvrez vos oreilles. Ecoutez les subtils murmures de la nature : les oiseaux qui chantent, le vent qui siffle, les feuilles qui dansent, les branches qui balancent, les troncs des arbres qui grincent, les brindilles qui craquent sous vos pieds, etc.

- Le toucher : fermez les yeux et sentez le vent sur votre visage, la pluie ou le soleil, caressez l'écorce d'un arbre, entourez-le de vos bras, comme pour l'enlacer, posez votre joue sur son tronc et laissez-vous aller à respirer son odeur, à sentir sa force et son calme, etc.

- Le goût : voilà un sens qu'il est plus difficile d'exploiter lors d'une marche en pleine nature... S'il pleut, vous pouvez toujours ouvrir votre bouche et laisser les gouttes se poser sur votre langue.

- Et surtout reconnectez-vous à votre intuition, votre petite voix intérieure ou votre sixième sens, appelez-le comme vous voudrez.