Peur et confiance en soi

20/01/2017

Avoir peur, ce n'est pas manquer de confiance en soi

Nous aurions tort de penser qu'avoir confiance en soi, c'est n'avoir jamais peur. En effet, l'un et l'autre ne sont pas incompatibles. Ainsi, une personne confiante peut parfaitement avoir peur, par exemple, d'échouer dans un nouveau projet. Cette peur est d'ailleurs saine puisque c'est elle qui nous permet notamment d'anticiper les évènements, dans une mesure raisonnable et sans angoisse maladive, et de calculer les risques qu'on prend, sans pour autant que cette peur n'affaiblisse notre confiance en nous. En effet, si deux personnes éprouvent de la peur devant une situation nouvelle, ce qui différenciera celui qui a une bonne confiance en lui et celui qui n'en a que peu, c'est la croyance solide en sa capacité de rebondir.

Celui qui a confiance en lui connait ses ressources et se sait capable de dépasser un échec, quel qu'il soit. Redoutant moins l'échec et ses conséquences, puisqu'il est convaincu de pouvoir s'en relever, il n'est pas paralysé dans ses actions par la peur d'échouer. Il ose, il tente, il expérimente, il prend des risques, même celui d'échouer. Celui qui a confiance en lui ne voit donc pas l'échec comme une épreuve dramatique et insurmontable, comme un fléau qu'il faut éviter à tout prix, mais il le voit plutôt comme une donnée faisant partie du jeu, comme une possibilité parmi d'autres, comme une étape qu'il faudra, le cas échéant, dépasser, comme une occasion d'apprendre, d'évoluer, de s'améliorer. Pour synthétiser, face à une prise de risque, celui qui a confiance en lui se dira « et si je réussis ? » tandis que celui qui manque de confiance en lui se dira « et si j'échoue? ». Dans les deux cas, la peur existe tout comme la potentialité d'un échec. Mais dans le premier, elles sont un moteur, un excitant, tandis que, dans le second, elles sont un frein, un paralysant.

Exercice pour améliorer sa confiance en soi

Je vous propose, par ce nouvel exercice, de changer de regard sur ce que vous voyez comme étant vos « échecs ». Nous avons tous connu des râtés, des déceptions, des épreuves, des moments difficiles. Mais il est important de ne pas s'arrêter uniquement au négatif qu'ils contiennent, au risque d'entretenir notre manque de confiance en nous (« je suis nul, la preuve, vois tout ce que j'ai raté dans la vie... »). Alors non évidemment, ces échecs ne sont pas de jolis évènements réjouissants qu'on immortalise sur le calendrier de la cuisine, en l'ornant de petits coeurs. Mais tout échec a toujours du bon. A tout le moins, ils nous permettent de révéler, parfois même à nous-même, ce qu'on a en nous de bon, de fort, de courageux.

Titrez donc une page de votre cahier « mes victoires sur la vie » et listez les difficultés que vous avez traversées au cours de votre vie, privée ou professionnelle (licenciement, burn-out, difficultés financières, maladie, deuil, rupture amoureuse, dispute, conflit, déprime, dépression, grand stress, abandon, paroles douloureuses à votre égard, humiliation, manque de respect, sentiment de honte, etc). N'hésitez pas à déposer tout ce qui vous vient en tête, même les petits moments de contrariété. Ce qu'on vit comme étant un échec n'est pas forcément un cataclysme dans notre existence. Tout est subjectif et chacun doit respecter son propre ressenti. Peu importe leur chronologie, notez tous les mauvais moments dont vous vous souvenez.

Ensuite, prenez conscience du fait que, certes, vous avez vécu des évènements tristes, douloureux, décevants, déprimants mais, plus important encore, que vous les avez dépassés, que vous vous en êtes relevés. Il ne s'agit donc finalement pas tant d'échecs que de victoires. Voyez derrière ces moments a priori uniquement négatifs tout le positif que vous pouvez en retirer sur vous-même et inscrivez, à la fin de votre liste, toutes les qualités, les compétences que vous avez dû mobiliser pour dépasser ces épreuves. Commencez ainsi votre phrase: « Toutes ces épreuves, je les ai surmontées, dépassées. Ce sont donc, pour moi, autant de petites ou grandes victoires sur la vie et toutes ces victoires me reviennent entièrement. En effet, je dois être fier de moi parce que, pour me relever de ces moments difficiles, j'ai dû faire preuve de ... » (exemples : courage, force de caractère, patience, persévérance, volonté, compréhension, d'ouverture d'esprit, tolérance, pardon, sagesse, etc). Plutôt donc que de voir ces évènements comme des ombres au tableau de votre vie, des poids que vous trainez, voyez-les comme des obstacles que vous avez dépassés, des victoires que vous avez remportées sur la vie et prenez conscience de toutes les qualités
que vous avez en vous et grâce auxquelles vous en êtes ici aujourd'hui
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