Mon job est-il fait pour moi?

12/12/2016

On pourrait penser qu'être heureux au travail dépend de la grandeur de notre salaire, de la hauteur de nos responsabilités ou du prestige de notre fonction. Pourtant, c'est là un bien maigre aperçu des innombrables critères susceptibles de faire d'un travail une réelle source de joie, d'épanouissement et d'accomplissement de soi. Par ailleurs, un même job ravira les uns tandis qu'il gâchera la vie des autres. Et vous, quel style de job est fait pour vous, pour votre bonheur?

Le bonheur au travail, un oxymore?

Le problème, c'est qu'on perçoit trop souvent le travail comme une obligation, un passage obligé entre l'insouciance de l'enfance et la quiétude de la retraite, un passage d'une dizaine d'années qu'on traverse en courant et, parfois même, en fermant les yeux et serrant les dents. Le travail est encore vu comme le seul moyen qu'on a de payer nos factures quand on n'est ni riche héritier, ni gagnant du lotto ni braqueur de banques. On se dit alors que le travail est un moyen et non une fin en soi. Qu'il est la tâche quotidienne nécessaire au renflouement mensuel de notre compte en banque.

Avec cette vision des choses, il ne nous vient donc pas vraiment à l'esprit de s'inquiéter de notre bien-être au travail et de rechercher comment y être heureux. Ce n'est pas le but d'un travail, se dit-on. Et on finit par se convaincre que s'ennuyer au travail, voire y être totalement malheureux, serait presque normal.

Personnellement, je suis de ceux qui sont convaincus que le bonheur au travail existe et qu'il n'est ni un mythe
ni une utopie, pas même un oxymore. Le tout est d'identifier ce qui est de nature à nous rendre heureux au travail, avec les ressources dont on dispose et les efforts que l'on consent à fournir, et ensuite d'y aller, d'oser, de foncer, de courir vers ce job qui nous correspond et qui nous fera du bien, à nous et pas seulement notre compte en banque.

Etre malheureux huit heures par jour, quelle folie !

Quel dommage, quelle folie même de supporter de donner tous les jours huit heures de sa vie pour un travail que l'on n'aime pas, pour un travail dans lequel on ne se sent pas vivant, vibrant, nourri, utile, joyeux et à sa place. Huit heures par jour, voire plus, c'est considérable. Aussi, personne ne devrait consentir à vivre un tiers de chaque journée en se sentant malheureux, anxieux, stressé, éteint, mal dans sa peau ou déprimé.

Rien ne nous y oblige. Cette situation, celle de n'être pas heureux au travail, n'est pas un état obligé pour gagner sa vie. Il existe, pour chacun d'entre nous, un travail qui nous permettra d'assumer les charges du ménage tout autant qu'il nous nourrira de l'intérieur. A nous de nous interroger, de plonger en nous et de nous poser les bonnes questions quant à savoir où est notre place et de quoi est composé ce travail fait pour nous.

Suis-je heureux dans mon travail ?

Voici quelques questions qui peuvent nous aider à amorcer cette réflexion sur nos propres critères d'épanouissement professionnel. Le coaching pourra notamment vous permettre de creuser plus encore cette réflexion sur soi-même, ses besoins pour être heureux et ses choix de vie.

- Est-ce que je prends plaisir à me lever le matin pour me rendre au travail ? Ou, au contraire, est-ce que
mes dimanches soirs sont souvent gâchés par l'idée de devoir reprendre le travail le lendemain ?

- Est-ce que je me sens plutôt serein au travail ? Ou, au contraire, est-ce que mon travail me stresse et
me donne une boule au ventre ?

- Est-ce que, quand je quitte le travail, je parviens à déconnecter ? Ou, au contraire, suis-je envahi de
pensées, souvent négatives, liées à mon travail même quand je n'y suis pas ?

- Est-ce que, dans mon travail, je me sens à ma place ? Ou, au contraire, est-ce que ma petite voix
intérieure me dit parfois que ce travail n'est pas fait pour moi?

- Suis-je fier de ce que j'accomplis au quotidien ? Ou, au contraire, est-ce que je ne retire aucune satisfaction personnelle de ce que je fais dans la vie ?

- Suis-je content de parler de mon travail à des personnes extérieures ? Ou, au contraire, suis-je
agacé voire nerveux lorsqu'on me demande comment va mon boulot ?

- Ai-je la sensation que mon travail occupe une juste place dans ma vie ? Ou, au contraire, suis-je
envahi par mon travail que je trouve trop encombrant ?

- Est-ce que mon travail reflète qui je suis vraiment ? Ou, au contraire, ai-je parfois le sentiment de
jouer un rôle ?

- Est-ce que mon travail respecte les valeurs qui me sont chères ? Ou, au contraire, mon travail me
 pousse-t-il parfois à aller contre mes principes ?

- Est-ce que mon travail me permet d'être en contact avec ce qui me passionne dans la vie ? Ou, au contraire, est-ce que mon travail ne touche aucun domaine qui me fait vibrer ?

- Par mon travail, ai-je le sentiment de faire quelque chose de bien, de bon, de louable ? Ou, au contraire, ai-je parfois le sentiment que mon travail n'est finalement que du vent, qu'il ne sert pas à grand-chose pour l'humanité ?

- Est-ce que je me sens utile dans mon travail ? Ou, au contraire, ai-je parfois l'impression de ne pas apporter de valeur ajoutée à l'entreprise qui m'emploie?

- Est-ce que je me sens doué dans ce que je fais ? Ou, au contraire, est-ce que je me sens souvent « pas à la hauteur » du travail qu'on m'a confié ?

- Est-ce que je ressens l'envie de m'impliquer à fond dans mon travail ? Ou, au contraire, est-ce que je me contente de faire ce qu'on me demande, un peu en mode pilote automatique ?

- Est-ce que je me sens concerné par la cause, la mission supérieure du métier que je représente ? Ou, au contraire, est-ce que je ne porte aucun intérêt au but que s'assigne l'entreprise pour laquelle je travaille ?

- Mes journées au travail passent-elles relativement vite ? Ou, au contraire, les heures me semblent-elles
durer une éternité quand je travaille ?

Bonne réflexion!