Des clés pour être heureux au travail

02/12/2016

Réussir, ce n'est pas forcément briller

Pour beaucoup, réussir professionnellement signifie décrocher un CDI, intégrer une grande entreprise, gravir les échelons, occuper un poste à responsabilités, manager une équipe et toucher un salaire attractif. Résultat, bercé par ce discours, on est tenté de se conformer à cette idée de la réussite, quitte à renier sa nature, ses besoins et ses rêves. Quitte parfois même à y laisser sa santé. Parce que si certains s'épanouissent véritablement dans ces carrière qui brillent, d'autres s'y tuent à petit feu.

Quel tort donc de croire que réussir c'est faire telle carrière plutôt que telle autre alors que ce qui est louable, en réalité, c'est d'avoir le courage de faire ce qu'on est, de faire ce qu'on aime, pour nous et personne d'autre, et cela malgré les diktats de "réussite" et d'image.

Quand le corps nous dit notre tristesse

Trop de pression, trop de stress, trop d'exigences, trop de responsabilités, trop de travail, trop d'heures passées au travail, trop d'obligation d'être performant, trop de peur de ne pas être à la hauteur, trop de doutes, trop de crainte d'échouer, trop de compétition, trop d'objectifs à atteindre, trop peu de reconnaissance, trop peu de sens dans ce qu'on fait ou encore trop peu de respect pour les valeurs qui nous sont chères. Les causes de mal-être au travail sont très nombreuses mais le résultat final est souvent le même : le corps trinque.

A bout de ressources pour faire face plus longtemps à une situation qui ne nous convient pas, le corps se met à parler à qui sait l'écouter. Maux de tête, migraines, maux de dos, torticolis, tensions musculaires, problèmes digestifs, fatigue, troubles du sommeil, insomnies, nervosité, anxiété, morosité, déprime... tous les symptômes sont bons pour nous faire comprendre que notre travail nous pourrit la vie, au sens littéral.

Je ne suis pas heureux au boulot mais je reste. Pourquoi ?

Changer, ça fait peur. Et changer de carrière ne déroge pas à la règle. Cette réaction de peur est aussi normale que regrettable. Regrettable parce qu'elle conduit trop souvent à l'immobilisme. La peur nous coupe les pattes et nous empêche d'évoluer (donc de changer) alors pourtant que notre situation professionnelle nous ronge de l'intérieur. La peur peut même pousser son travail de sape jusqu'à nous convaincre qu'on ne souhaite finalement plus changer. C'est pourquoi, malgré un état d'épuisement émotionnel et physique, il est extrêmement difficile de renoncer à une carrière pour faire ce qui nous correspond vraiment. Alors, on s'obstine et on s'accroche à ce boulot qui nous fait mal, qui nous abîme, qui nous détruit.

En pareille situation, il est nécessaire, dans un premier temps, d'identifier, les blocages qui nous empêchent de changer pour pouvoir, dans un second temps, essayer de les lever. Voici quelques exemples de pensées qui nous clouent sur place et nous empêchent d'avancer vers notre bonheur : j'ai peur de l'annoncer, j'ai peur de la réaction des autres, j'ai peur du jugement des autres, j'ai peur de décevoir, j'ai peur de devoir me justifier, je me suis donnée tellement de mal pour en arriver là, je veux qu'on soit fier de moi, je veux être aimé, je veux être respecté, je veux être accepté, je veux être reconnu, je veux garder mon statut, je veux garder mon train de vie, j'ai peur de ne pas être à la hauteur, j'ai peur d'échouer, j'ai peur de me tromper, j'ai peur de regretter, j'ai peur que ce soit pire, j'ai peur que ce soit trop difficile, etc.

Oser être soi

Quand on n'est pas à sa place, quand on va contre notre véritable nature, on a beau avoir une carrière des plus « brillantes », elle ne nous rendra jamais heureux. D'où l'importance de chercher à bien se connaître, à s'écouter et à oser être soi-même. De plus, pour être épanoui, il importe de faire fi des autres et de leur jugement. Il importe aussi de bien cerner ce qui est vraiment important à nos yeux et de hiérarchiser nos besoins. Par exemple, est-il plus important pour nous d'avoir un équilibre vie privée-vie professionnelle ou de monter dans la hiérarchie ? D'avoir des responsabilités ou une faible dose de stress ? De travailler sans patron ou d'avoir une sécurité financière ?

Bien sûr, comme toute perfection, le job parfait n'existe probablement pas. Mais il nous faut tendre vers notre propre modèle de perfection, vers ce qui est le plus de nature à nous rendre heureux. Et pour cela, un honnête travail d'introspection sera utile. Il s'agira alors de plonger au cœur de nous-même et de sonder nos véritables besoins et aspirations pour pouvoir brosser le portrait de notre travail idéal. Le nôtre, celui qui reflète ce que nous sommes et non nos peurs ou notre envie de plaire.